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La rivière Lot

LA RIVIÈRE

La rivière Lot, autrefois appellée « Oltus » par les gallo-romains puis « Olt » en occitan, prend sa source en Lozère au Mont Goulet et déroule ses méandres sur plus de 485 km pour se jeter dans la Garonne à Aiguillon. Ses particularités ? Sa faible profondeur de 1,5m en moyenne, ses nombreuses boucles et la diversité de ses paysages, entre grandeur au pied des falaises et intimité dans les canaux de dérivation.

Cette rivière a toujours été une voie de communication essentielle à l’activité humaine, on transportait marchandises et passagers, d’une rive à l’autre, d’un village à l’autre, d’une région à l’autre. A l’âge d’or des gabariers du Lot, la rivière était plus que jamais un poumon de l’économie locale.

Retiré du Registre des Voies Navigables de France en 1923, le Lot a été réhabilité en 1990, après curage des canaux et reconstruction des écluses, pour offrir 74km de rivière navigable de Luzech à Larnagol. De nouvelles embarcations ont vu le jour, des bateaux de plaisance et gabarots à conduire soi-même aux gabares à passagers en passant par des canoës, paddles, pirogues ou encore pédalos.

LA FAUNE

Les falaises sont le meilleur refuge imaginable pour les oiseaux. On trouve ici beaucoup d’hirondelles de roches et de fenêtres, oiseaux migrateurs qui viennent d’Afrique du Nord de Juin à Septembre. D’une année sur l’autre elles retrouvent les mêmes nids pour accueillir leurs nouveaux-nés. On compte aussi des martinets alpins, des pigeons, des aigrettes, des choucas et des grands corbeaux, ainsi que 3 rapaces protégés : le faucon pèlerin, le hibou Grand-duc et le circaète Jean-le-Blanc, l’aigle chasseur de serpents.

Au ras de l’eau nous avons le plus grand échassier local, le « héron plein de cendres » plus communément appelé héron cendré que l’on retrouve communément près des chaussées. Sur les barrages les poissons, obligés de se découvrir, font un casse-croûte idéal pour notre héron. Ajoutons à ceux-là les canards, grands cormorans, bergeronettes des ruisseaux et l’éclair bleu, le martin-pêcheur.

Aussi, la rivière Lot est très poissonneuse, car peu polluée. Le Lot est connu pour être la rivière aux carnassiers, on y retrouve des sandres, des perches, des black-bass, mais surtout, son poisson emblématique le brochet. Des silures également, jusqu’à 2m, qui mangent tous les autres poissons. le Lot est aussi une rivière de carpes, il paraît que le record est à plus de 20 kg.

LA FLORE

Les canaux de dérivation sont un lieu privilégié pour observer la flore du Lot. Les arbres y ont poussé à partir de 1926 depuis l’arrêt de la navigation. On reconnaît le peuplier, c’est le plus grand, mais ceux que l’on voit en grande quantité ici ce sont le robinier et le noyer. La noix a été utilisée par l’homme de cro-magnon en consommation directe et comme monnaie d’échange au Moyen-Age avec l’huile de noix. Vous trouverez également du frêne, du sureau, de l’aulne glutineux, du saule blanc, du figuier, de l’églantier, du noisetier, des tilleuls. Tous ces arbres sont très utiles car ils fixent les berges avec leurs racines, luttant contre l’érosion due aux crues.

Une curiosité c’est cette plante invasive : la renouée du Japon. Elle a été importée du Japon pour nourrir les bêtes mais, à peine arrivée, on s’est rendu compte qu’elle n’avait aucune valeur nutritive. C’était trop tard, elle a envahi nos berges. Nous avons aussi, selon les saisons, de l’onagre, recueillie pour les cosmétiques, de la saponaire, que nos grands-mères utilisaient pour nettoyer le linge et de nombreuses autres plantes.

Il y a 100 ans c’était un paysage totalement pelé ici, tout n’était que pâturage. Aujourd’hui c’est l’un des coins les plus boisés de France.

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