Avec ces bateaux modernes, faites un voyage dans le temps !

Photos et vidéos

Présentation

 

Autrefois utilisées pour convoyer des marchandises, les gabares transportent aujourd'hui tous ceux qui aiment voyager au fil de l'eau. Le "Comte de Lapopie" et le "Baron de Cardaillac", du nom d'anciens seigneurs de Saint Cirq Lapopie, ont été construites sur des plans identiques à ceux du XIXe siècle. A l'époque, des hommes puis des chevaux tiraient ces embarcations depuis le chemin de halage. Aujourd'hui, c'est un moteur hybride qui permet d'alterner mode électrique et mode thermique, plongeant ainsi les quelques 70 ou 75 passagers dans un silence total pour une immersion complète dans la Nature.

Construits en 2011 et 2013, ces deux gabares font la fierté de toute la vallée, rappelant l'histoire passionnante des Gabariers du Lot du 19e siècle. Un livre a été écrit par Edouard Armand en 1872 relatant l'histoire vraie du "Meunier de Ganil". C'est cette même histoire qui vous est contée lors des croisières depuis Saint Cirq Lapopie, décrivant l'âge d'or des gabares.

 

 Comte Lapopie en navigation Baron Cardaillac a quai

               Gabare "Le Comte de Lapopie"                                            Gabare "Le Baron de Cardaillac"

 

Ils en parlent : leroutard.com : Au fil du Lot, en gabare (cliquer ici)

La gabare: "La Carte de Lapopie"

Gabare "Le Comte de Lapopie"

 

 Comte Lapopie en navigation

Gabare "Le Comte de Lapopie" vue de face

 

Cette gabare est la première à avoir été mise en navigation sur le Lot pour transporter des passagers, 70 pour être précis. C'est un chantier français qui a été sollicité pour mener à bien ce projet de reconstitution historique. En voici les caractéristiques techniques :

  • Longueur : 16,00 mètres
  • Largeur : 4,00 mètres
  • Tirant d'eau : 0,70 mètres
  • Moteur hybride : diesel 85 cv et électrique 15 kw
  • Matériau : polyester et bois
  • Construction : 2011
Le commentaire audio

Gabare "Le Baron de Cardaillac"

 

 Baron Cardaillac a quai

Gabare "Le Baron de Cardaillac" à quai

Fabriquée sur base de plans historiques du XIXe siècle, cette gabare permet de transporter 75 passagers. Elle les transporte sur l'eau mais également dans le temps puisqu'un commentaire relatant la vie des gabariers d'autrefois est diffusé lors des croisières. Son moteur moderne donne le choix au Capitaine de naviguer en mode thermique ou électrique, laissant ainsi aux passagers le loisir d'écouter les bruits de la rivière. Cette gabare présente les caractéristiques techniques suivantes :

  • Longueur : 17,00 mètres
  • Largeur : 4,00 mètres
  • Tirant d'eau : 0,70 mètres
  • Moteur hybride : diesel 85 cv et électrique 15 kw
  • Matériau : polyester et bois
  • Construction : 2013
La communauté témoigne

Le moteur hybride

 

       Moteur hybride mode électrique                                Moteur hybride mode thermique

 

Nannidiesel innove avec ce moteur hybride qui permet d'alterner les phases de propulsion thermique (moteur diesel) et de propulsion électrique. Si les gabariers d'autrefois n'avait pas cette technologie (ils tiraient le bateau de leurs mains puis plus tard par des chevaux), les passagers d'aujourd'hui ont la chance de pouvoir expérimenter des moments de silence total très appréciables. Toutefois, le courant de la rivière Lot est assez important et ça n'est que dans le sens du courant que peut être activé le mode électrique. Merci aux ingénieurs et aux techniciens de Nannidiesel pour cette innovation qui nous rapproche un petit peu plus de la Nature.

Les informations pratiques

Histoire de la navigation sur le Lot

 

 

Le Lot ou plutôt l'Olt (son toponyme véritable) est l'antique Oltis qui prend sa source au pays des Gabales : le Gévaudan, dans le massif du Goulet qui culmine à 1497 mètres. Sa source se situe à 1382 m d'altitude non loin du village d'Alpiers (Lozère). Sur une distance totale de 471 km la rivière d'Olt baigne quatre régions naturelles : le Gévaudan (la Lozère ), le Rouergue (l'Aveyron), un peu de la haute Auvergne (le Cantal), le Quercy (le Lot) et l'Agenais (le Lot-et-Garonne) où elle conflue avec la Garonne à Aiguillon, à la pointe du Rébéquet.

 

AVANT LE XVII SIECLE

Seule voie longitudinale vers l'Aquitaine ( Quercy, Agenais, Bordelais ) l'Olt, à partir du confluent de la Truyère, fut le grand chemin fluvial antique.
Sur une longueur totale dépassant 470 km seuls 256 km de la basse Vallée - du port de Livinhac (Bouquiès) à Aiguillon - et 41 km de la haute Vallée, dite montagnarde- d'Entraygues à Marcenac ( près de Livinhac) - soit au total 297 km, seront depuis le haut Moyen Age, le moyen de communication et la voie la plus utilisée pour atteindre la Garonne.
Le Lot, depuis Entraygues, n'était navigable et flottable, au maximum, que de quatre à cinq mois par an. Communément, la période navigable commençait à la Saint-Michel (29 septembre) et s'interrompait vers la Saint-Jean (24 juin).

 

LES TRAVAUX D'AMENAGEMENT AU XVII SIECLE

L'usage des explosifs, inconnu aux XIII et XIV siècles , facilita l'attaque des bancs de rochers si dangereux en basses eaux. Des équipes d'ingénieurs, de maçons, de charpentiers se mirent à l'ouvrage, aidés en cela par les communautés riveraines, durement soumises à corvées. C'est à ce moment là que l'on s'occupa d'ouvrir des chemins de tire pour la remontée. Les arbres gênants furent abattus, les pieux des passelis furent enlevés.

Les barrages formés de blocs de rochers et de pieux pour les pêcheries pour retenir les poissons, furent proscrits ou tout au moins tolérés lors des périodes d'étiage. C'est à cette époque que fut créé le Corps Royal des Ponts et Chaussées qui régissait la construction des écluses, des chemins de halage, des diverses chaussées ainsi que leur entretien. Conjointement, la Maîtrise des eaux et forêts contrôlait la navigation et réglait les différents entre gabarriers, différends inévitables dus aux aléas fréquents de la navigation. Les travaux durèrent de 1669 à 1672.

 

LES TRAVAUX D'AMENAGEMENT AU XVIII SIECLE

Rivière Chaussée dans la brumeL'ensemble de la voie d'eau ne subit guère d'amélioration au cours de ce XVIII siècle. Sauf, ça et là, l'entretien de quelques digues, écluses, passelis. Bénévolement, ou en corvées, on fit éclater quelques rochers du lit de la vallée montagnarde qui encombraient les malpàs.

Les rares améliorations et le manque d'entretien des installations créèrent de nombreux obstacles à la navigation. Les passelis n'étaient que de vagues brèches au droit des chaussées démesurément longues qui utilisaient tous les hauts-fonds de la rivière.

 

LES TRAVAUX DE CANALISATION AU XIX SIECLE

Ce sera le Ministère des travaux publics, créé en 1831, qui proposera l'aménagement complet de la rivière." 74 ouvrages furent entrepris et réalisés ( 45 barrages écluses, 29 dérivations et écluses à construire en remplacement des pertuis de chaussées et des écluses primitives). Les travaux durèrent, non sans difficultés et protestations des riverains, de 1835 à 1853... La partie du Lot rendue ainsi plus navigable sera dénommée La Ligne. Elle comportait 256 km de rivière aménagée, le km 0 étant Bouquiès."

La dernière série de travaux fut exécutée sous le second empire (de Napoléon III ). Mais ces travaux furent contrariés par les guerres entreprises par ce monarque. La voie d'eau est très sérieusement aménagée à partir de 1876 et le Lot devient l'axe essentiel du pays pour les transports pondéreux. C'est la demande de la société de Decazeville, à la recherche d'une voie commode pour transporter son charbon et ses fers , qui est à l'origine des grands travaux. Des attelages de boeufs et de chevaux remplacent progressivement les tireurs.

Parole du gabarierAvec ces bateaux modernes, faites un voyage dans le temps !